Entre clinique et neurosciences : comment définir l’anhédonie ? – Pierre-Michel Llorca

Décrit par Théodule RIBOT, à la fin du XIXème siècle, le terme « anhédonie » a été un néologisme forgé pour décrire la difficulté à éprouver du plaisir.

Ce terme se retrouve dans les critères diagnostiques désignant, au sein du DSM, la perte de capacité à éprouver du plaisir, un des critères centraux de l’épisode dépressif caractérisé. L’anhédonie est également un symptôme décrit dans les symptômes négatifs du trouble schizophrénique.

C’est un objet d’étude, à la fois clinique, mais également neuroscientifique, pour lequel de nombreux travaux tant d’imagerie fonctionnelle qu’en électrophysiologie, ont pu chercher à mettre en évidence les structures cérébrales impliquées.

Depuis plus de quinze ans, l’anhédonie, en tant qu’incapacité à éprouver du plaisir a été décomposée, d’une part, en une dimension recouvrant la notion d’altération de la motivation à effectuer une activité plaisante, d’autre part, dans une dimension de plaisir éprouvé lorsqu’on effectue une activité donnée. Ceci a entrainé l’identification de soubassements physiologiques et physiopathologiques distincts.

Au cours de cette présentation, l’approche clinique de l’anhédonie, les données physiopathologiques identifiées, mais également le statut de l’anhédonie au sein des critères nosographiques seront évoqués, permettant de mettre en perspective la fonction de ce symptôme.

L’approche RDoC servira, également, de matrice à la description de l’anhédonie.

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Quand: 10 novembre 2020, 14h-15h30

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Date

Nov 10 2020
Expired!

Heure

14 h 00 min - 15 h 30 min

Lieu

En ligne !

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